Il fait chaud, à quelle allure courir ta séance ?

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Celle qui est écrite sur ta séance, secondes facultatives. Tu la retrouves avec le calculateur VMA.

Ta position ne sert qu'à cette demande : le serveur du site l'arrondit au kilomètre près avant de la transmettre au service météo, et ne l'enregistre jamais.

Une allure calculée sur ta VMA suppose une météo clémente. Quand le thermomètre monte, ton corps dépense une partie de son énergie à se refroidir, et la même allure coûte plus cher. Cet outil te montre l'ordre de grandeur de ce surcoût, à partir de la météo réelle de ta séance, pour que tu partes avec des attentes justes plutôt que de te battre contre ton chrono.

Ce que l'outil calcule, et ce qu'il ne prétend pas faire

Il t'affiche une fourchette indicative, un repère plutôt qu'une consigne, construite sur deux études. Le bas vient des athlètes élites, qui perdent environ 0,3 % par degré au-dessus de la zone de confort ; le haut, environ 0,6 % par degré, vient de coureurs qui finissent le marathon autour de 3 h. La chaleur coûte d'autant plus cher qu'on court longtemps : si tu es plus près des 4 h que des podiums, tu peux viser le haut de la fourchette, voire un cran au-dessus.

Le vrai pilote de ta séance, par temps chaud plus que jamais, c'est ton ressenti. Une séance à 85 % de VMA reste une séance à l'effort de 85 %, même si le GPS affiche 15 secondes de plus au kilomètre. Si tu ne connais pas encore l'échelle RPE, je te l'explique ici.

Pourquoi pas juste la température ?

Parce que courir par 28 °C secs en soirée et par 28 °C humides en plein soleil n'a rien à voir. L'indice utilisé ici, le WBGT, est celui des fédérations sportives et de la médecine du sport : il combine la température, l'humidité, le vent et l'ensoleillement en une seule valeur. On l'estime depuis les données météo de ton lieu de séance avec le modèle physique de référence, celui qu'utilise aussi l'agence américaine de santé au travail. C'est une estimation plutôt qu'une mesure sur le terrain, et on te le dit quand une donnée manque.

Les paliers de vigilance affichés reprennent la grille officielle de World Triathlon, la fédération internationale de triathlon, qui déclenche ses drapeaux de chaleur à 25,7, 27,8, 30,0 et 32,2 °C de WBGT. Au-delà d'un certain niveau, tu remarqueras que l'outil arrête d'afficher une allure : ralentir ne suffit plus, c'est la séance elle-même qu'on adapte.

Les sources, si tu veux vérifier

Le bas de la fourchette vient de Mantzios et coll., 2022, dans Medicine & Science in Sports & Exercise : 1 258 courses, 7 867 athlètes, une zone optimale entre 7,5 et 15 °C de WBGT et 0,3 à 0,4 % de perte par degré chez les élites. Le haut est calculé depuis les valeurs publiées par Ely et coll., 2007, dans la même revue : sur sept marathons, les coureurs qui finissent autour de 3 h perdent 7,9 % entre 8 et 22 °C de WBGT, environ 0,6 % par degré. L'estimation du WBGT suit le modèle de Liljegren et coll., 2008, la pondération historique de Yaglou et Minard reprise par la norme ISO 7243. Et le conseil de te caler sur ton ressenti plutôt que sur ta montre quand il fait chaud, c'est ce que conclut une étude de 2025 sur les séances d'intervalles par forte chaleur, parue dans Frontiers in Physiology, et ce que je répète déjà dans la prog.

Des séances qui s'adaptent à ta vie, météo comprise.

Dans la prog, chaque séance de course vient avec son intensité cible et les consignes pour l'adapter, canicule ou pas. Tu démarres quand tu veux, sans engagement.

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